La discipline, un mot qui peut faire peur...


Être parent est synonyme, la plupart du temps, d’amour, de sensibilité, de rires et d’émerveillement. C’est un rôle qui apporte aussi son lot d’insécurités, de craintes et d’inquiétudes.


Lorsque l’on devient parent, le concept de discipline prend un nouveau sens. On a maintenant le rôle parfois ingrat d’établir des règlements et d’imposer des limites. C’est une partie du rôle de parent qui est souvent moins plaisante, mais qui n’est toutefois pas moins importante. Il peut être difficile de mettre des limites à son enfant. En tant que parent, on peut parfois craindre que notre enfant nous rejette, qu’il nous aime moins ou redouter une crise de pleurs ou de colère. On ne voudrait certainement pas être perçu comme un parent qui exerce une discipline militaire. On ne souhaiterait pas non plus brimer l’autonomie et la liberté de notre enfant. Pour éviter la gestion d’une crise en public sous l’œil critique des autres, on va parfois fermer les yeux sur le comportement inacceptable. Cette réaction est parfois reliée à une crainte du jugement d’autrui, un manque de confiance en soi ou en nos capacités de gérer la situation. Les règles, les limites, et la discipline sont nécessaires au bon développement de l’enfant. Elles sont fondamentales pour assurer le développement du sentiment de sécurité de celui-ci dans son environnement. Les limites claires et les règles permettent à l’enfant de comprendre ce qui est attendu de lui et savoir comment bien se comporter. Germain Duclos, un psychoéducateur renommé, a su bien illustrer les principes gagnants derrière la discipline. Nous avons eu envie de vous les partager.


Les 5 C de la discipline (Duclos et Duclos, 2005)


1. Claires : Les règles doivent être adaptées à l’âge de l’enfant. Vous devez vous assurer qu’il comprend bien les règles établies. Vous devez prioriser un petit nombre de règles qui vous tiennent réellement à cœur, pas plus de 2 ou 3 pour les plus jeunes.


2. Concrètes : Les règles doivent bien décrire le comportement que l’on attend de notre jeune. Vous pouvez appuyer vos règles de supports visuels. Une description positive des comportements attendus est recommandée. Par exemple, au lieu de dire : « Arrête de courir » dites plutôt : « Marche s’il-te plaît ».


3. Constantes : Les règles établies doivent toujours être appliquées de la même manière, peu importe votre état d’esprit. Bien entendu, il peut arriver de petites exceptions où, pour une quelconque raison, vous serez contraint de déroger à la règle. Si c’est le cas, spécifiez à votre enfant que vous êtes conscient de cela et que c’est une exception.


4. Cohérentes : Les règles établies doivent être cohérentes. Vous devez donc démontrer le bon exemple pour que les règles aient du sens pour votre enfant. Vous devez agir, tel que vous le demandez à votre enfant. Par exemple, vous devez vous-même ramasser votre vaisselle si vous exigez cela de votre enfant. Les enfants sont bons pour repérer les contradictions, vous devez prêcher par l’exemple.


5. Conséquentes : Lorsqu’une conséquence est choisie, elle doit être juste et avoir un lien avec le comportement inadéquat de l’enfant et l’âge de celui-ci. Par exemple, si votre enfant lance des objets lorsqu’il est fâché, la conséquence logique serait qu’il doive les ramasser par la suite.


Maintenant c'est à vous d’essayer! En espérant, que cela vous aidera à appliquer vos règles à la maison!


L’équipe de L’effet papillon

Service de psychoéducation


Sources:

Germain Duclos et Martin Duclos (2005). Responsabiliser son enfant. Les Éditions du CHU Sainte-Justine.

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